Les pêcheurs


Oui ! Quand on parle de pêche à la ligne, on parle bien d’un fil de nylon avec un hameçon.

Evidemment cela ne se pratique plus avec une canne individuelle (c’était encore le cas dans les années 50), mais avec une ligne mère d’environ 1800 mètres comportant 600 bas de ligne de 1,50 mètre de long avec un hameçon en bout.

La pêche se pratique lors de sorties à la journée sur les pentes de la zone dite du Gouf de Capbreton, fosse de plus de 2000 mètres de profondeur qui s’étend sur 150 km à quelques encablures de la côte basque.

La pêche s’effectue à bord d’un ligneur ou palangrier d’une longueur de 8 à 12 mètres. Ils sont une douzaine de patrons pêcheurs, artisans de la mer, à s’adonner à cette pêche, lors de sorties à la journée.

Chaque bateau embarque plusieurs palangres soit quelques milliers d’hameçons appâtés de sardines pour des prises généralement comprises entre 50 et 200 kg par journée de pêche.
Ces rendements pouvant varier en fonction des conditions météorologiques et de la saison. 


Jusque dans les années 60 la pêche se pratiquait à la ligne individuelle, sans canne.

Puis dans les années 70, étaient utilisées des cannes ou tangons (perches fixées au bateau) munis d’une ligne mère portant des hameçons.

Ce fut ensuite dès le milieu des années 70 et jusqu’au début des années 80 la technique dite de la « bouée dérivante ou palangre en dérive » : la ligne était équipée de 15 à 20 hameçons et dérivait de manière autonome.

Puis est venue l’heure de la palangre luzienne constituée d’une ligne mère de 1800 mètres et de 600 bas de ligne de 1,50 mètre de long . Un poids leste chaque extrémité de la palangre, signalé par un fanion en surface.

Mouillée entre 140 à 300 mètres de profondeur, ce qui distingue cette palangre c’est la présence alternée de poids et de flotteurs surtoute sa longueur. Ce dispositif positionne la ligne en zig zag au-dessus du fond, la zone précisément fréquentée par les merlus.

 


6h30. Départ au petit matin, préparation des lignes sur le chemin.

 

9h. Arrivée sur le site de pêche. Une courte pause, un café bien chaud dans la cabine, quelques mots entre compagnons de bord.

Ciré jaune sur le dos, les hommes filent la ligne à la mer, le bateau file à 7 nœuds.
Les gestes sont précis, attention à ne pas emmêler la ligne.

10h. Les lignes sont en places, le bateau file, enchainant les manœuvres en fonction de la nature du fond, des reliefs et pour préserver la ligne.

11h. il est temps de relever les lignes. Le patron prend la barre.

Les bacs sont en place, le vire-ligne avale la ligne à contre-courant.
Le ballet débute, rapide, rythmé, précis. Les poissons sont décrochés et déposés dans les bacs.
Les hameçons et la ligne sont repositionnés immédiatement sur les plateaux ; on prépare tout pour le lendemain.
80% des prises sont des merlus, quelques lieux jaunes, dorades, maquereaux font le reste. La ligne est terminée, il en reste plusieurs à relever.
Les palangres sont relevées une à une, le poisson s’accumule dans les bacs.

En début d’après-midi, les 9000 mètres de lignes sont relevés et prêtes pour demain.

Les poissons seront préparés sur le chemin du retour, avant d’être débarqués, étiquetés et portés à la criée.

Le lendemain ils seront sur les étals.

D’après le récit de Patrick Ahetz-Etcheber à bord de l’Agur et de celui d’Anne-Marie Vergez à bord du Nahikari

Une marée à la ligne au Merlu.


Nos bateaux

Navire AGUR N°BA 487 068

Navire AHALDENA N°BA 724 746

Navire AURRERA N°BA 589 556

Navire GUEVELLEZED N°BA 834 367

Navire KITTARA N°BA 724 744

Navire KRASKABILLE N°BA 622 481

Navire LEUNA N°BA 412 683

Navire MOUTTON II N°BA 724 076

Navire NAHIKARI N°BA 715 734

Navire PYRANAS N°BA 318 852

Navire SANS PEINE N°BA 294 534